1579 : Un ouvrage de démonologie incontournable.

 


Johannes Wierus


Histoires , Disputes et Discours des Illusions et Impostures des Diables,
des Magiciens infâmes, Sorcieres et Empoisonneurs, des Ensorcelez et Demoniaques et de la Guerison d'iceux. Item de la punition que méritent les Magiciens, les empoisonneurs, et les sorcieres. Le tout compris en six livres par Iean Wier, Medecin du Duc de Cleves.

Edition de la plus grande rareté.

1579 . Jaques Chouet . 32pp 875 pp (36 pp) index

Vélin postérieur en parfait état. Tranches dorées. Intérieur complet et en parfaite condition. Légère restauration sur les 4 derniers feuillets d'index, affectant quelques lignes de texte.

Provenance : George Newton Conklin

Très rare édition en français du Praestigiis Daemonum de Jean Wier. La seconde de deux éditions en français, c’est la seule complète de l’intégralité du texte et des deux dialogues d’Erastus sur le pouvoir des sorcières.


A la différence de la plupart des ouvrages sur la sorcellerie, écrits par les inquisiteurs de l’époque, le De Praestigiis fut écrit par un occultiste et défenseur des sorcières, précurseur de la psychiatrie et disciple d’Henri Corneille Agrippa, le plus célèbre occultiste de la renaissance. Wier condamna les superstitions contenues dans le Malleus Maleficarum, établissant une distinction entre les « magiciens infâmes », réellement coupables de crimes diaboliques, et les sorcières, qui sont elles la proie d'illusions maladives.


L'influence du diable est cependant loin d'être systématiquement niée, car les humeurs ou l'imagination seule peuvent engendrer ces fantasmes, « Le diable donc n’en poura-il pas bien faire autant, luy qui est esprit, lequel se peut par la permission de Dieu, entremesler dedans les instruments des sens, esmouvoir les humeurs & vapeurs qui luy sont commodes, ou envoyer un vent idoine dedans les instruments, principalement apres avoir choisi la complexion, l’age, le sexe, ou autres causes interieures & exterieures[...] ». Le démon profite dans sa malice des faiblesses humaines et s'attaque donc surtout aux mélancoliques, aux hérétiques, aux méchants, et surtout aux femmes : « Le diable […] induit volontiers le sexe féminin, lequel est inconstant à raison de sa complexion, de legere croyance, malicieux, impatient & melancolique pour ne pouvoir commander à ses affections : & principallement les vieilles debilles, stupides & d’esprit chancellant »[3]. C'est cette origine commune qui explique les similarités des aveux des prétendus sorcières, croyant de façon illusoire se rendre Sabbat. Cette thèse se trouvait déjà à la fin du XVe siècle chez Ulrich Molitor, qui s'inspirait du Commentaire des Sentences (1252-1254) de Thomas d’Aquin .
in.

Traduit du Latin :

De praestigiis daemonum, et incantationibus ac veneficiis, livri V.

Contient aussi :

"Deux Dialogues de Thomas Erastus professeur en Medecine a Heidelberg, touchant le pouvoir des Sorcieres et la Punition qu'elles méritent."


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