1578 : Le Manuel des Inquisiteurs

 

Nicolas Eymerich
Directorium Inquisitorum

R.P.F nicolai eymerici ord.praed.S.Theol.Mag.Inquisitoris haereticae pravitatis in regnis regis aragonum

 

 

 

Seconde édition, la plus complète - Rarissime

 







Romae, in aedibus pop rom mdlxxviii (1578) .

Large Folio. 1bl 14 ff 399pp 288pp 26ff (index) 164pp 6 ff 1bl

Reliure plein vélin de l'époque en bon état.Intérieur complet et en bonne condition. Trou de vers restauré dans environ 50 ff en milieu d'ouvrage sans perte, et quelques ff au début.

Contient également:

Francisci pegnae - in tres partes directorii inquisitorum Nicolai eymerici scholiorum , seu adnotationum.

Literae apostolicae diversorum romanorum pontificum - pro officio sanctissimae inquisitionis ab innoc III, pont max usque as haec tempora , cum indice locupletissimo.

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Cet important manuel de l’inquisition n’eu que quelques éditions, le rendant extrêmement rare. Il fut au centre des chasses aux sorcières en Europe et était jusqu’au 17e siècle le principal manuel de l’inquisition Espagnole. Ce fut également  l’un des principaux précurseurs du célèbre Malleus Maleficarum.

Le manuel initial de Eymerich est composé de trois parties, qui donnent tout ce qui est nécessaire pour mener la procédure lors des procès de l’Inquisition. Dans cette édition faite par Peña en 1578, le texte de Eymerich constitue un premier volume (jusqu'à la page 400). L'ajout de Peña se présente comme un volume supplémentaire en trois parties (in tres partes Directorii Inquisitorum Nicolai Eymerici Scholiorum, seu Adnotationum), avec une pagination propre. Penã ajoute des "scholies", c’est-à-dire des remarques et commentaires critiques sur le texte original de Eymerich, émises passage après passage, dans l'ordre du texte original.


Le Directorium est l’ouvrage majeur de Nicholas Eymerich, qu’il composa vers 1376. Eymerich avait déjà écrit un traité sur la sorcellerie, probablement vers 1359, qu’il retravailla entièrement pour composer le Directorium.  Il y définit la sorcellerie, et décrit divers moyen de découvrir les sorciers.  En composant l’ouvrage, Eymerich utilisa plusieurs ouvrages magiques confisqués aux accusés de sorcellerie.
Il  décrit une foule de pratiques magiques prohibées:  Le baptême des images, la fumigation des morts, jeter du sel sur le feu, bruler les corps d’animaux et d’oiseaux, la conjuration des esprits des morts, l’évocation des noms de démons, la chiromancie, etc.


Dans son Manuel des Inquisiteurs, Eymerich considère la sorcellerie comme une forme d’hérésie, point important dès lors que le mandat de l’Inquisition était la suppression de toute forme d’hérésie.  Ce concept ne venait pas d’Eymerich, il avait été développé depuis la fin du 13e siècle, lorsque le pape Alexandre IV étendit la juridiction des inquisiteurs aux faits de sorcellerie. Cela fut plus tard codifié par Boniface VIII et Jean XXII. Dès lors, vers 1320 il était déjà commun de parler de sorcellerie dans les manuels de l’Inquisition. Les écrits de Bernard Gui et Ugolino Zanchini en sont l’exemple.  La principale contribution d’Eymerich fut de diviser la sorcellerie en trois catégories, en se basant sur la Bible et les écrits de théologiens tels que Thomas d’Aquin. Selon Eymerich, la première et plus grave forme de sorcellerie était Latria, ou la vénération des demons.  Cela consistant en sacrifices, prières, et rituels divers glorifiant le Diable. La seconde, dénommée Dulia, consistait à évoquer les noms des démons dans la liturgie, et leur demander leur aide pour intervenir auprès de Dieu. La dernière catégorie consistait en la divination à l’aide des démons. Selon Eymerich, afin d’obtenir l’aide d’un démon, le sorcier doit entrer dans un pacte avec ce dernier.


Pour plus d’information, voir l’article de Wikipedia

 

PRIX :
€ 5,000
PORT :
gratuit